jeudi 7 mai 2009

D'une allergie à une autre

La saison s'y prêtant, petit aparté sur les allergies, dont un champardennais sur trois est victime annuellement. Votre rédacteur confirmant cette statistique, il me paraissait indispensable d'y faire un clin d'oeil (si celui-ci ne faillit toutefois pas devant un pollen).


De l'allergie respiratoire aux allergies alimentaires il n'y a qu'un pas, insoupçonné de chacun le plus souvent.


Les allergies alimentaires sont elles-aussi très fréquentes. Survenant lors de l’ingestion, l’inhalation ou le contact cutané avec un aliment, elles s’accompagnent de symptômes digestifs (diarrhées, vomissement), cutanés (urticaire, eczéma…) ou respiratoires (asthme, rhinite). Loin de minimiser leurs effets, les scientifiques pensent au contraire qu’une partie des allergies dites classiques (acariens, pollen etc.) a justement pu être précédée par une allergie alimentaire dans la petite enfance, passée inaperçue à l’époque. Celle-ci serait la conséquence de la prise de repas trop variés, donnés trop jeunes à l’enfant. C’est pourquoi aujourd’hui, les spécialistes recommandent de nourrir l’enfant exclusivement au lait jusqu’à au moins six mois. La corrélation entre allergies alimentaires et respiratoires ne s’arrête cependant pas là, certaines ayant une protéine allergisante commune, l’individu peut ainsi développer une double allergie : le bouleau avec la pomme de terre, le pollen avec les fruits, l’acarien avec les crustacés, le kiwi et la banane avec le latex, ou encore l’œuf avec les plumes.

A.H.

Les Beaux-Arts par le trou de la serrure

Il y a la visite officielle, et il y a l’autre, celle à laquelle le visiteur n’a traditionnellement pas accès, celle des réserves privées du musée recélant un patrimoine artistique unique et inestimable.

En arpentant les diverses salles d’exposition, le curieux et le connaisseur ignorent sûrement ne voir que 6% des œuvres exposables appartenant aux Beaux-Arts. Entre les dessins les plus fragiles, les toiles abimées ou les meubles en attente de restauration, la majeure partie des collections se trouve en réalité dans les huit réserves que comptent le musée (pour le mobilier, les peintures, les céramiques, les arts graphiques, les sculptures, les arts sacrés et l’ethnologie.
De la caverne aux trésors

A l’origine, les réserves ne devaient servir que de dépôt, abritant soit les fonds propres du musée, soit des œuvres que le Ministère de la Culture décidait d’y entreposer (par souci de place ou lors d’expositions itinérantes). S’enrichissants de nombreuses donations privées au fil des ans, les vastes pièces se sont rapidement remplies (le musée compte en 2009 près de 50 000 œuvres dont 27 000 peintures). Néanmoins aujourd’hui, les réserves ne sont plus de simples lieux de stockage mais servent également de zones de transit (lors du transport des œuvres d’un musée à un autre) et d’ateliers de restauration (les restaurateurs venant travailler sur place quotidiennement). Des lieux multi-usages devenus indispensables mais qui ne peuvent être ouverts au public, bien qu’avide de découvrir ces trésors cachés. « On nous demande souvent pourquoi la majorité des fonds sont entreposés dans les réserves au lieu d’être exposés. Il faut savoir que bon nombre d’œuvres, notamment les tapisseries ou les dessins, craignent la lumière et doivent donc être conservées dans le noir la majeure partie du temps » précise David Liot, directeur des Beaux-Arts de Reims. Reste qu’avec seulement 400 œuvres en salle, le problème vient aussi de la place disponible…

Un besoin d’extension

En ce sens, la direction des Beaux-Arts et la Ville de Reims ont réfléchi à la création d’un nouveau musée qui pourrait voir le jour à l’horizon 2015, en lieu et place de l’actuel parking du Boulingrin. Cependant David Liot rappelle « qu’au-delà de la partie publique, il ne faudra surtout pas négliger l’espace alloués aux réserve », précisant « qu’il faudrait pour bien faire 1800 m² disponibles » (contre 900 m² rue Chanzy). Cette capacité accrue de stockage permettrait d’exposer 30% des possessions du musée et renforcerait de ce fait la diversité des expositions présentées. Le directeur précise en outre « qu’il est important pour le prochain bâtiment, que toutes les réserves se trouvent sur place afin d’avoir les œuvres à disposition et non éparpillées aux quatre coins de la ville. On veut un musée évolutif et polyvalent où l’on pourrait rapidement changer les œuvres exposées, et en montrer ainsi un maximum »
L’exposition Corot offre actuellement au musée 10 000 visiteurs par mois (contre 3000 habituellement). Il serait dommage de laisser retomber la vague d’affluence, faute de pouvoir renouveler régulièrement les collections exposées dû au manque de place, en salle et dans les réserves.

Musée des Beaux-Arts de Reims – 8, rue Chanzy – 03.26.35.36.00 – Ouvert tous les jours sauf le mardi

A.H.

Je tiens à remercier David Liot pour son professionnalisme et la grande disponibilité dont il a fait preuve.


mercredi 6 mai 2009

Tentation Carambar


Carambar au Nougat, barreau de sucre pour goujats ;
Carambar à l’Orange, amer cylindre que tout dérange ;
Carambar Minis, astucieuses malices aux milles calories ;
Carambar Barbe à Papa, ou l’alliance d’un mythe au forain de joie ;
Carambar Atomic, pour le crépitement d’un palais qui s’agite ;
Carambar au Cola, garrot d’amour en guise d’encas ;
Carambar Molo, agite son être en trémolo ;
Carambar Pomme-Cassis, bi-goût de charme en longue vis ;
Carambar au Citron, luxueux agrume reconnait-on ;

Carambar d’antan, chique la vie avec mordant.

ça s'est passé au tribunal correctionnel

« Joyeux bordel dans mes amours… »

L’amour a ses raisons que la justice adore, cœur et sentiments entraînants toujours leurs lots d’égarements, d’inconscience et de folie. La procédure en comparution immédiate a, en outre, la perverse tâche de jeter l’huile sur le feu des passions n’ayant encore eu le temps de s’apaiser. Illustrant à merveille ces abstraites évidences, Bruno se serait pourtant bien passé des projecteurs judiciaires. Son défaut ? La jalousie, sa faiblesse : un tempérament sanguin que la tristesse et la rancœur ne cessent d’exacerber. Tout avait idylliquement débuté il y a quatre ans avec la rencontre de Sandra. Mais de longs mois de monotonie et deux enfants plus tard, rien ne va plus entre les deux amants, qui s’aiment mais se déchirent à outrance. A tel point que, se sentant délaissée, la jeune femme décide un beau jour d’aller compter fleurette au propre frère de Bruno. « Je voulais qu’il s’occupe de moi, c’est pour ça que je suis allée avec son frère, pour le faire réagir » s’explique timidement Sandra à la barre. Elle souhaitait le faire réagir, elle n’a pas été déçue. Car tout a dégénéré il y a quelques jours lorsque le prévenu apprend que son frère et la mère de ses enfants s’accordent une soirée détente chez une amie commune. Pris de rage, le conjoint trahi se rend matraque à l’appui au domicile de la dite amie, bien décidé à venger sa dignité. « Sors de là avec ton bâtard ! » tempête-t-il sur le pallier. Sachant son désormais ex-conjoint hors de lui, Sandra surprend pourtant tout le monde en lui ouvrant la porte. « Vous avez une logique particulière : vous saviez qu’il pouvait être violent mais vous le laissez entrer…difficile de vous suivre » ironise le Président. Reste que non content d’avoir semé la zizanie et la panique dans l’appartement, Bruno s’en prend ensuite à la voiture de son frérot, lui désossant rétroviseurs et essuie-glaces. « Ouais ben j’étais jaloux et un peu énervé c’est tout quoi ! » s’agace l’individu devant les magistrats. « C’est pas brillant quand même tout ça, mais bon, ça sent la réconciliation à plein nez vos histoires » résume le Président. Celui-ci a vu juste car, à peine le tribunal retiré pour délibérer, Sandra s’empresse de rejoindre son aimé entre les policiers. Au final, la peine sera à l’image de cette histoire, mitigée : deux mois de prison mais avec du sursis, 210€ d’amende mais seulement 1€ de dommages et intérêts. Les reverra-t-on ensemble au retour des beaux jours ? Les paris sont ouverts…

A.H

vendredi 24 avril 2009

Kravitz, le rock, et nous

Rares sont les artistes de renommée internationale à dépasser, lors des tournées, le stade d’une unique étape dans chaque pays traversés, principalement dans les capitales. Ils sont encore plus rares à multiplier les dates dans plusieurs villes de France, et les jusqu’au-boutistes marquant Reims dans leur agenda sont pratiquement inexistants. Néanmoins il y en a, à l’image mercredi 22 avril du rockeur Lenny Kravitz venu en grande pompe au Parc des Expositions.
A quarante-quatre ans, ce digne fils de l’Oncle Sam sait se faire désirer. Etait-ce parce-qu’il attendait un arrivage de figues fraîches avant de monter sur scène ou un appel sensuellement urgent de sa dulcinée outre-atlantique ? Toujours est-il que prévu à 20h, il fallut au public s’armer de patience avant de voir enfin apparaître leur idole, aux alentours de 21h45. Nul doute que le chanteur a dû entendre des coulisses, les deux salves d’huées lancées à son encontre des travées du Parc. Une fois en place cependant, les dix premières minutes calmèrent tout le monde, tant par l’intensité du son rock que par l’acoustique à la limite du supportable du lieu.
Un bon moment malgré tout, hormis le départ de quelques dizaines de personnes avant la fin du concert, et la froideur habituel émanant des gradins. Reste que le passage à Reims d’un artiste de ce rang est exceptionnel. Comme dit en amorce, bien peu l’ont fait…ah si tiens, les Worlds Appart en 1998…il y a donc du progrès.

AH.

ça s'est passé au tribunal correctionnel

Bien court derrière les oreilles !

La facture d’un salon de coiffure est parfois plus salée que prévue, Gabriel et Lamine sont désormais prévenus. Avec vingt condamnations à eux deux, le tribunal les connait comme le loup blanc, et c’est entourés de sept policiers qu’ils pénètrent dans l’enceinte correctionnelle. On leur reproche cette fois le cambriolage d’un salon de coiffure et l’incendie du dit salon le 4 mars dernier. Un appel anonyme à la police met en cause Gabriel tandis qu’un témoin direct accuse Lamine de l’incendie. Problème : les deux individus nient férocement les faits. Gabriel reconnait bien s’être servi en produits coiffants, « mais seulement le lendemain, comme tous les gens du quartier qui passaient devant la vitrine détruite ». Lamine quant à lui ne se sent pas du tout concerné. Manque de chance pour lui, les experts ont retrouvé son sang sur les lieux du sinistre. Sur ce point, sa défense est toute trouvée : « je me suis battu au couteau à 10 min de là avec des gitans. C’est sûrement l’un d’eux qui a gardé mon sang et en a badigeonné le salon ». La bonne vieille théorie du complot qui ressurgit. Face aux deux prévenus campant sur leur position, la substitut du procureur se montre consternée et complètement désabusée : « les deux hommes sont connus, connus, mais connus…tous les accusent et ils contestent encore les faits ! ». Elle requerra 18 mois fermes contre les deux ce qui aura pour effet d’agacer profondément l’avocat de Gabriel : « M. le Président, on n’a rien dans le dossier, un appel anonyme et un témoin peu crédible ! C’est lamentable, j’ai l’impression de faire du droit pénal à la petite semaine, la procédure est expéditive, on ne se donne pas les moyens de prouver la culpabilité ou non des prévenus ! ». La voix tonitruante du magistrat résonne dans la salle, devant un public suivant avec intérêt cette affaire. La famille de Gabriel est présente, tendue, attendant fébrilement le délibéré. L’espace d’un instant, le Président semble adhérer aux conclusions de l’avocat, mais gare aux apparences. La Cour se retire, les avocats discutent et le public paraît impatient de connaître le dénouement de l’affaire. Le juge et ses assesseurs reviennent ensuite pour rendre leur décision dans un silence religieux : 15 mois fermes pour Lamine, 6 mois fermes pour Gabriel. Seul point positif pour ce dernier : il est relaxé du chef d’accusation d’incendie.

A.H

samedi 18 avril 2009

Un Medef optimiste face à une crise durable


L’activité économique ne va pas si mal en Champagne-Ardenne. C’est en substance le message qu’a souhaité faire passer l’antenne locale du Mouvement des Entreprises de France.

Des mots même de Pierre Possémé, président du Medef-Champagne-Ardenne : « il faut rester confiants ! Certes il y a un vrai ralentissement, néanmoins on était en 2008, sur une crête d’activité qui ne pouvait plus durer. Les années précédentes ayant été également très fortes, on s’attendait forcément à une crise ».
Les patrons rappellent en outre que la Champagne-Ardenne est « contracyclique » par rapport aux autres régions françaises, ayant connu par exemple, une croissance d’1,5% fin 2008 tandis que l’ensemble de la France était en négatif. Il paraitrait même qu’en ce premier semestre 2009, des frémissements de reprise se feraient sentir. Des frémissements qui s’expliqueraient par la baisse des prix, des taux d’intérêts, le prêt à taux 0, la loi Scellier et surtout la durée de la crise (particuliers et entrepreneurs, lassés d’attendre la reprise, finissent par se lancer tout de même dans leurs projets). Dans le BTP, même si le public reste frileux pour les travaux publics, le bâtiment, et particulièrement la rénovation et la construction, reste dans le vert en 2009, à l’image des récentes demandes de devis des entrepreneurs ces dernières semaines. Quant au service à la personne, il est lui en pleine expansion avec pas moins de 150 entreprises agréées dans la région.
En attendant une reprise générale de l’activité, Pierre Possémé espère qu’« avec la baisse à 1,75% du livret A, les particuliers préfèreront investir plutôt que d’épargner car c’est maintenant qu’il faut réagir. Par ailleurs il est primordial que l’industrie et l’automobile fassent tout pour conserver leurs salariés afin de pouvoir répondre de suite à la demande en cas de reprise ».

A.H.

Inégalable Monsieur Dimanche

Du commentaire sportif au canapé rouge, vaste est le chemin parcouru par le Petit Michel, comme il se plait encore à s’appeler aujourd'hui. Ancien petit bonhomme à l’avenir incertain, le destin en a fait l’un des incontournables animateurs du paysage audiovisuel français au succès jamais démenti. Septuagénaire dans trois étés, Michel Drucker n’a pourtant rien perdu de sa jeunesse, pour preuve la vivacité de son regard malicieux, devenu culte au fil des décennies.

A titre personnel, que vous évoque la Cité des Sacres ?
Michel Drucker
: Pour moi, Reims c’est avant tout le football. C’est grâce à ce sport que j’ai connu la ville, grâce à Albert Batteux que j’ai découvert la mythique équipe du Stade, et grâce au Stade que j’ai pris, depuis, un grand plaisir à revenir dans la ville. Je me souviens aussi avoir enregistré une émission à Reims avec Claude François, un excellent souvenir également.

Revenez-vous souvent dans le secteur ?
M.D
: Assez régulièrement c’est vrai. J’ai de bons amis qui viennent d’ici, comme PPDA par exemple. Pour l’anecdote, avec Carlos et Johnny Hallyday on avait l’habitude de se retrouver à Reims une fois par an pour s’offrir un petit restaurant entre copains. Maintenant tout est plus rapide, avec le TGV c’est une vraie métropole de province à seulement quarante-cinq minutes de la capitale.

Le public plébiscite actuellement votre livre. Au bout de quarante ans de carrière, qu’est-ce qui vous touche le plus chez vos téléspectateurs ?
M.D : Ce qui m’émeut toujours, c’est de voir que les gens qui avaient vingt ans quand j’en avais vingt, sont toujours là aujourd’hui, plus de quarante ans plus tard. Maintenant ils viennent avec leurs enfants, leurs petits enfants, voire les trois générations ensemble parfois. J’ai l’impression que je fais un peu partie de leur vie, qu’à notre première rencontre on croit déjà se connaitre comme des amis de longues dates. C’est cette fidélité qui est pour moi la plus belle récompense que je puisse toujours espérer.

Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ?
Michel Drucker
Editions Robert Laffont / Pocket

A.H.

vendredi 17 avril 2009

ça s'est passé au tribunal correctionnel

Une soirée de chien

Il est des jours où il aurait mieux fallu rester chez soi, refaisant le monde dans son salon en sirotant un coca ou un gin avec glaçons. Evidemment, s’il avait su ce qui l’attendait, il est certain que Denis ne serait pas sorti ce 25 janvier dernier. Une soirée avec sa sœur chez un ami, histoire d’oublier quelques heures la récente rupture d’avec sa dulcinée. La soirée s’écoule doucement quand, vers 3h15, notre homme décide d’aller chercher dans sa voiture, ses cigarettes oubliées. C’est le moment choisi par les forces de l’ordre pour l’interpeller. « Une grosse erreur, une grave injustice, je n’avais rien fait moi ! » s’exclame-t-il à la barre. Pour la police, la version est toute autre. Deux gardiens de la paix déclarent avoir vu la voiture de Denis foncer à toute allure devant eux et avoir interpellé le conducteur dès sa sortie du véhicule. Voilà pourquoi le prévenu est convoqué aujourd’hui au tribunal pour conduite en état alcoolique, défaut de maîtrise du véhicule et port d’armes de 6e catégorie. « C’étaient des couteaux que ma sœur et mon frère m’avait offert pour la cuisine » prétexte-t-il à la Présidente. Face au scepticisme de la Cour et à la conviction de culpabilité du procureur, Denis, vraisemblablement perdu et découragé, renonce à raconter une nouvelle fois sa version des faits, préférant s’en remettre à son avocat. Un juriste sur qui échoit donc la lourde tâche d’obtenir la relaxe de son client et insuffler si possible, un brin d’humour dans cette morne audience. Un défi que relève parfaitement l’avocat, notamment avec son dernier argument de défense : « Mme la Présidente, mon client n’a pas pu conduire cette nuit-là comme le soutiennent les policiers. Comment expliquez-vous alors qu’il ait laissé toutes ses affaires chez son ami, et même son chien Chewbacca, son chien qu’il aime tant et dont il ne se sépare jamais. Je vous ai d’ailleurs apporté l’album photos de mon client et Chewbacca pour vous prouver son attachement. Ah si Chewbacca n’était pas un chien, lui le premier vous aurez confirmé la version de mon client ». Le public éclate de rire, des avocats lui emboitant le pas, la plaidoirie du juriste fait mouche car même la Présidente et ses assesseurs trahissent un large sourire à la vue des photos de Denis et son cabot. L’avocat a cependant réussi son coup : le scepticisme de la Cour semble désormais avoir laissé place à de profonds doutes, le tribunal ayant finalement mis sa décision en délibéré début avril.

A.H.

Bon voyage Dame Françoise



Connue et reconnue, adulée par certains, citée en référence par d’autres, Françoise Néouze a tiré sa révérence jeudi 16 avril, au travers d’un superbe concert-hommage donné au Conservatoire de Reims. Des dizaines de lycéens et d’étudiants préparaient l’événement depuis des semaines déjà, laissant dans le secret leur chère et tendre enseignante. Trépignant d’impatience et de curiosité, Françoise Néouze n’a manqué aucun instant du spectacle, une prestation à sa mesure : humble, hétéroclite et professionnelle.

Bonne retraite Mme la professeure !
Vous laissez un grand vite derrière vous qui se comblera peu à peu avec la qualité des artistes que vous avez formés.

A.H.