Rares sont les artistes de renommée internationale à dépasser, lors des tournées, le stade d’une unique étape dans chaque pays traversés, principalement dans les capitales. Ils sont encore plus rares à multiplier les dates dans plusieurs villes de France, et les jusqu’au-boutistes marquant Reims dans leur agenda sont pratiquement inexistants. Néanmoins il y en a, à l’image mercredi 22 avril du rockeur Lenny Kravitz venu en grande pompe au Parc des Expositions.
A quarante-quatre ans, ce digne fils de l’Oncle Sam sait se faire désirer. Etait-ce parce-qu’il attendait un arrivage de figues fraîches avant de monter sur scène ou un appel sensuellement urgent de sa dulcinée outre-atlantique ? Toujours est-il que prévu à 20h, il fallut au public s’armer de patience avant de voir enfin apparaître leur idole, aux alentours de 21h45. Nul doute que le chanteur a dû entendre des coulisses, les deux salves d’huées lancées à son encontre des travées du Parc. Une fois en place cependant, les dix premières minutes calmèrent tout le monde, tant par l’intensité du son rock que par l’acoustique à la limite du supportable du lieu.
Un bon moment malgré tout, hormis le départ de quelques dizaines de personnes avant la fin du concert, et la froideur habituel émanant des gradins. Reste que le passage à Reims d’un artiste de ce rang est exceptionnel. Comme dit en amorce, bien peu l’ont fait…ah si tiens, les Worlds Appart en 1998…il y a donc du progrès.
AH.


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