vendredi 8 mai 2009

Olivia l'enchanteresse


Douce soirée de mai où les embruns estivaux rappellent que l’été est proche. En attendant le chant des cigales, le farniente sur les plages et les siestes à l’ombre des longs pins, c’est le Sud qui monte à nous ce soir ; savoureux prémisses au bonheur méditerranéen. Olivia Ruiz est à Reims, en concert à la Cartonnerie. Avec elle, son accent, son talent, sa présence d’un soir et son univers bien à part. Un brin de femme tout en douceur, tranchant avec la Miss Météores à l’explosion scénique considérable. Rencontre…



Miss Météores est le premier album sur lequel vous signez tous les textes, est-ce ce vers quoi vous souhaitez vous orienter à l’avenir : des albums que vous façonnerez de A à Z ?
Olivia Ruiz
: Je ne suis pas le genre de personne à avoir un égo à satisfaire. Ça s’est fait comme ça tout simplement, par spontanéité, coup de cœur et inspiration. Par contre, c’est vrai que le succès de l’album précédent et les témoignages de sympathies et encouragements que j’ai reçus du public m’ont permis d’oser davantage sur Miss Météores.

Reims est la 1e date de cette nouvelle tournée, comment se sent-on à quelques heures de monter sur scène ?
O.R
: Complètement stressée, même paniquée. Je suis très traqueuse d’habitude, mais encore plus aujourd’hui. Déjà il y a un gros décor pour la scène, ça demande beaucoup de travail pour les techniciens, et toute l’équipe est sous pression. Je ressens ça, toute cette tension. En plus ça fait un moment que je n’ai plus enchainé deux heures de suite de spectacle. Ajoutés au fait que le concert soit complet, tous ces éléments n’ont pas vocation à me rassurer (rires). Mais c’est un vrai bon tract par ailleurs.

Une nouvelle fois sur ce nouvel album, deux titres en anglais. Chanter dans la langue de Shakespeare, c’est une vraie passion ?
O.R
: J’adore chanter en anglais, mais ce n’est pas du tout facile pour moi car je suis nulle dans cette langue. Sur des chansons qu’on peut m’écrire, je passe des heures à travailler la prononciation et quand c’est moi qui prends la plume en anglais…je m’arrange toujours pour utiliser des mots pas trop compliqués (rires).

En parallèle du disque et de la tournée, il y a un vrai projet humanitaire avec votre frère…
O.R
: Plus qu’un projet, c’est un disque hip-hop réalisé avec mon frère Anthony en faveur du Burkina-Faso. Quand il m’a fait écouter ce qu’il faisait, je me suis dis qu’il fallait vraiment qu’on collabore. On a réussi à trouver un sponsor et à sortir le CD. Il y a beaucoup de choses à dire aux européens sur la situation de l’Afrique actuellement, nos responsabilités et les vrais besoins de ce continent.

En une phrase, qui est pour vous la Miss Météores ?
O.R
: C’est avant tout une partie de moi, comme l’était la Femme Chocolat. Mais c’est aussi une petite poupée que chacun connait un peu. Une comète qui passe dans la nuit et cherche dans quel coin elle va pouvoir se cogner puis s’ancrer.

Miss Météores
Olivia Ruiz
Album Polydor

A.H.


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